Guinée : Le Palais du Peuple vibre au rythme de la 44ème édition du Concours National de Coran

 

C’est dans une atmosphère empreinte de spiritualité que le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a donné le coup d’envoi de l’édition 2026 du Concours national de mémorisation et d’interprétation du Saint Coran, ce mercredi 25 février. Réunis au Palais du Peuple, les plus brillants jeunes récitateurs du pays entament une semaine de compétition placée sous le signe de l’excellence et de la cohésion nationale.

Une compétition d’élite aux couleurs de la coopération saoudienne
​Soutenu par le prestigieux Prix du Serviteur des Deux Saintes Mosquées, le Roi Salman Ben Abdel Aziz Al Saoud, ce rendez-vous annuel confirme son envergure nationale. Ils sont 250 candidats, venus des 33 préfectures et des 13 communes de Conakry, à briguer les honneurs dans huit catégories différentes.
​L’innovation majeure reste l’accent mis sur l’interprétation du texte sacré en langues nationales, une démarche visant à rendre le message spirituel accessible au plus grand nombre. Dès l’ouverture, le jeune Mamadou Ciré Bocoum a marqué les esprits par une récitation magistrale, plongeant l’auditoire dans une écoute recueillie.
Le Coran comme boussole civique

 

​Pour El Hadj Karamo Diawara, Secrétaire Général des Affaires Religieuses, ce concours dépasse le simple cadre religieux. Il s’agit d’un véritable levier de stabilité sociale:
​« Une jeunesse éduquée par le Coran est une jeunesse préservée des dérives. Ce concours forge des citoyens attachés à la paix et à l’unité nationale. »
​Tout en rappelant l’importance de la rigueur du jury, l’Ambassadeur d’Arabie Saoudite a, de son côté, salué la solidité des liens diplomatiques et culturels entre Riyad et Conakry, illustrée par la pérennité de cet événement.
​Un symbole fort : La convergence des fois
​Le moment fort de la cérémonie a été l’allocution du Premier ministre. Portant la voix du Général Mamadi Doumbouya, Amadou Oury Bah a souligné la singularité de l’année 2026, marquée par la simultanéité du Ramadan et du Carême chrétien.
​Il a appelé les Guinéens à transformer cette coïncidence rare en un élan de solidarité nationale:
«Nous traversons une période particulière avec la coïncidence du Ramadan et du Carême chrétien. C’est une occasion pour l’ensemble de la communauté religieuse de Guinée de s’unir dans la prière et la pénitence. Prions pour que Dieu nous accorde les bienfaits de ce mois de piété afin que nous puissions surmonter les défis qui assaillent notre pays et y trouver des solutions durables».

 

​Le concours se poursuivra tout au long de la semaine, promettant de révéler les nouveaux ambassadeurs de la culture islamique guinéenne à l’échelle internationale.

 

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