À quelques heures de la marche pacifique annoncée par le FNDC, les mairies à travers des courriers réponses adressés au FNDC décident de ne pas d’autoriser cette marche.
Une interdiction qui passe mal au travers de la gorge du président de NGP et vice-maire Matam.
Invité de l’émission «Mirador» de la radio Fim Fm de ce mercredi , 22 juin 2022, Badra Koné ne trouve pas de raisons d’interdire une manifestation qui se dit pacifique.
“Vous avez dans les mairies la signature appartient au maire. C’est vrai qu’il y a des exécutifs communaux, mais la dernière décision revient au maire. Il se trouve que nous sommes dans un système depuis Alpha Condé jusqu’aujourd’hui où les décisions se prennent d’une façon très bizarre. Moi, je trouve qu’interdire une marche pacifique n’est pas une bonne. On ne peut pas interdire ce qui est consacré par la loi a t-il indiqué.
Selon lui, les maires ne sont pas indépendants dans leurs prises de décisions avant de relever que les maires reçoivent souvent des instructions venant ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation.
“Depuis Alpha Condé jusqu’aujourd’hui, il y a une façon de faire qui existe dans ce pays où quand les décisions sensibles se prennent, il y a des discussions en amont qui se font où certaines personnes ne peuvent pas participer comme moi et les autres vices-maires. Les maires indépendamment de leurs volontés, on leur donne des instructions à faire qui ne viennent pas d’eux. Est-ce que vous avez avec vous ici les exemplaires de ces lettres? Faites la différence entre les lettres. Regardez les lettres, vous verrez que c’est les mêmes phrases, les mêmes contenus. Ça explique ce que je dis. Le maire de Matam n’est pas le maire de Kaloum. Le maire de Kaloum ne doit pas écrire exactement ce que le maire Matam a écrit. Ce sont ces décisions dictées » a t-il martelé.
Camara
