Nouveau séisme judiciaire au palais de justice de Conakry. Ce lundi 27 juillet 2026, la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a tranché dans le dossier très médiatisé d’Oyé Guilavogui, figure clé des gouvernements sous l’ère Alpha Condé.
Six ans de prison ferme et un mandat d’arrêt décerné
Accusé de détournement de deniers publics, de blanchiment de capitaux et d’enrichissement illicite, l’ancien dignitaire a été reconnu coupable de la totalité des infractions reprochées.
Face à la gravité des faits, la chambre de jugement présidée par le juge Alpha Camara a rendu un délibéré particulièrement sévère :
Peine d’emprisonnement : 6 ans de prison ferme.
Mandat d’arrêt : Décerné séance tenante à l’encontre de l’ex-ministre.
Saisie des avoirs : Confiscation immédiate et intégrale au profit de l’État guinéen de l’ensemble des biens identifiés durant l’instruction.
Une facture financière salée pour réparer le préjudice
Le volet civil de la décision vient alourdir un bilan déjà sombre pour le prévenu. Reconnue partie civile, la République de Guinée se voit accorder la somme de 5 milliards de francs guinéens (GNF) au titre de dommages et intérêts. Une décision visant à réparer le préjudice financier majeur subi par le Trésor public.
