La Haute Autorité de la Communication (HAC) passe à une nouvelle étape dans la régulation du paysage médiatique guinéen. Après avoir bouclé sa campagne nationale d’information et de sensibilisation à la réglementation des médias, l’institution annonce un durcissement de sa position à l’égard des Web TV exerçant sans autorisation. Les promoteurs concernés sont désormais avertis : le non-respect des dispositions légales pourrait entraîner des sanctions rigoureuses.
Une campagne nationale menée à son terme
Déployée dans les différentes préfectures du pays, la mission de sensibilisation de la HAC visait à mieux faire connaître les textes encadrant le secteur des médias en Guinée. Les commissaires de l’institution ont ainsi échangé avec les autorités locales et les professionnels du secteur sur les obligations légales liées à la création et à l’exploitation des organes de presse.
Au terme de cette tournée, la HAC a salué la mobilisation des autorités administratives, judiciaires et religieuses, ainsi que l’implication des acteurs des médias dans le bon déroulement des activités.
« La HAC tient à exprimer sa profonde gratitude et ses remerciements les plus sincères aux autorités administratives, judiciaires, religieuses, ainsi qu’aux acteurs des médias qui ont accordé un intérêt particulier et un soutien constant à ces missions de vulgarisation de la réglementation, » a indiqué le communiqué.
La multiplication des Web TV non autorisées inquiète la HAC
Malgré les efforts déployés pour informer les acteurs du secteur sur les exigences réglementaires, l’institution constate que les médias audiovisuels en ligne opérant sans autorisation continuent de se multiplier. Un phénomène qui, selon elle, s’étend désormais jusque dans les zones rurales.
La HAC dénonce notamment l’installation de ces plateformes en dehors des procédures légales, ainsi que le recours à du personnel ne disposant pas nécessairement des qualifications professionnelles requises. Une situation jugée préoccupante pour le respect des principes éthiques et déontologiques du journalisme.
« Cependant, l’institution regrette fermement de constater que, malgré cette campagne de sensibilisation et d’explication des textes légaux, la prolifération de Web TV illégales se poursuit, s’étendant désormais jusqu’à nos villages. Ces médias en ligne sont installés en violation flagrante des procédures d’autorisation et sont animés par un personnel non professionnel, compromettant gravement l’éthique et la déontologie journalistiques, » a précisé le communiqué.
La HAC annonce un passage aux sanctions
Face à la persistance de ces pratiques, l’organe de régulation entend désormais privilégier l’application des mesures prévues par la réglementation. L’institution rappelle que toute initiative de création et d’exploitation d’un média sur le territoire national doit impérativement respecter les dispositions juridiques en vigueur.
Sous la présidence de Boubacar Yacine DIALLO, la HAC annonce ainsi qu’elle se réserve la possibilité de sanctionner les infractions relevées à l’issue de sa campagne de sensibilisation.
« En conséquence, à compter de la date de publication du présent communiqué, la HAC se réserve le droit de sanctionner avec la plus grande rigueur tous les manquements constatés, » a martelé l’institution.
Un appel à la régularisation avant d’éventuelles mesures coercitives
Avant la mise en œuvre des sanctions annoncées, la HAC exhorte les promoteurs de médias et l’ensemble des professionnels concernés à prendre les dispositions nécessaires pour se conformer aux lois de la République. L’objectif affiché est de favoriser un environnement médiatique respectueux des règles, tout en préservant la liberté, la responsabilité et le professionnalisme dans l’exercice du métier.
« La HAC invite l’ensemble des promoteurs et acteurs des médias à se conformer sans délai aux lois de la République afin de garantir un paysage médiatique libre, responsable et Professionnel, » a conclu le communiqué.
Avec cette annonce, la Haute Autorité de la Communication marque la fin de la phase de sensibilisation et affiche sa volonté de renforcer le contrôle des médias en ligne. Les promoteurs de Web TV non autorisées sont désormais appelés à régulariser leur situation, sous peine de s’exposer aux mesures prévues par la réglementation guinéenne.
