Lors de son passage dans l’émission «Mirador» de la radio Fim Fm de ce jeudi, 9 janvier 2023, Dr Makalé Traoré, l’une des facilitatrices du cadre de dialogue inter-guinéen s’est prononcée sur le contenu des recommandations dudit cadre de dialogue notamment, la limitation d’âge à 75 ans.
Selon Dr Makalé Traoré, sur cette question de l’âge «il y a eu beaucoup de débats, beaucoup d’interruptions, beaucoup de va-et-vient et puis on a voté. Il y a eu des équipes thématiques. L’équipe thématique qui a travaillé sur cette question de l’âge a proposé 80 ans. Quand l’équipe a prononcé, la salle à crier. Donc, il n’était plus question de parler de cela et le débat s’est ouvert. La majorité était pour 70 ans et tous qui ont assisté au dialogue peuvent témoigner. Nous avons usé de toutes capacités pour qu’on rallonge un peu, parce que quand on a 70 ans aujourd’hui, on est pas tout a fait vieux. On est encore bien portant et que surtout notre pays a quand même une histoire qui n’a pas commencé aujourd’hui et que 70 ans, ce dégagismes là, nous ne pouvions pas validé cela. Mais, il fallait discuter, persuader,conseiller toute la nuit pour que les choses évoluent. Cet effort là, c’est nous qui avons fait, ce n’est pas les concernés qui ont fait parce qu’ils n’étaient pas là. Et finalement on a voté 75 ans et ça s’applique dès prochaines élections présidentielles», a t-il expliqué
Beaucoup d’observateurs de la scène politique guinéenne estiment que cette question sur la limitation d’âge vise à éliminer certains leaders notamment, Sydia Touré qui a plus de 75 ans . Pour Dr Makalé Traoré cette question sur la limitation d’âge ne vise pas le leader de l’UFR en tant que tel.
«Je sais que beaucoup ont dit que Sydia est concerné, mais parce qu’on renvoie tout en Guinée sur le débat de personnes. C’est vrai qu’il est concerné dans l’absolu, mais sur le fait, il n’était pas visé. Nous avons une histoire qui nous a enseigné, qui nous a montré des expériences des présidents qui ne présidaient plus ce pays. Notre crainte, c’est de ne plus connaître ce genre de situation en Guinée» a t-elle indiqué.
Plus loin, la présidente de PAC se dit favorable au renouvellement de la classe politique Guinéenne pour éviter ce genre de situation.
«Je suis partisane que dans une institution politique, que tout ne tienne pas au leader. Aujourd’hui, moi je me suis éloignée du PAC, mais le PAC continue à fonctionner parce que dès le départ il y a une équipe qui là et que tout ne tienne pas à ma personne. Il est important que nos leaders qui, chacun pris dans son camp est le seul et seul par lequel vit et respire le parti. Ce n’est pas normal. Ces partis ont des très bons cadres, je les connais, on les connaît. Il faut donner la chance aux cadres d’émerger et pourquoi pas de candidater. Si le parti est bâti sur un individu, le jour l’individu disparaît, le parti disparaît et ce n’est pas ce que souhaitent ces leaders en même temps. Donc, il faut qu’il ait une logique dans l’attitude de nos leaders», a t-il martelé.
Mohamed
