Le boycott du cadre de dialogue inter-guinéen par l’inter-coalition l’ANAD, le FNDC politique et le RPG arc-en-ciel continue de polariser les débats en Guinée.
Interrogé sur cette non participation de ces mastodontes de la classe politique Guinéenne au cadre de dialogue lancé le 24 novembre dernier, le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoul Diallo regrette cette absence marquée ces coalitions.
Selon lui, ces coalitions politiques ne doivent pas conditionner leur participation parce que les leaders ont des ennuis judiciaires.
«Ce cadre de dialogue, ce n’est pas une conférence nationale, c’est un débat entre les institutions et ceux qui ont des choses à dire. Ce n’est pas un débat où on dit, c’est Cellou Dalein ou c’est Sydia ceci, cela . C’est un débat où on invite des institutions, les partis politiques, les organisations syndicales, les organisations de la société civile. Ce que j’ai trouvé dommage, c’est le fait que des partis politiques légalement constitués, qui ont des bases électorales, qui sont structurés disent qu’ils ne participent pas parce que leurs leaders ont de problèmes, ils ne viennent pas. Ça, je trouve dommage parce que c’est un recul même par rapport au fonctionnement dépersonnalisé des institutions que l’on souhaite dans ce pays. Que ça soit l’Etat, que ça soit les partis politiques, que ça soit les organisations de la société civile, ça devrait être dépersonnalisé dans ce pays. Quelque soit notre point de vue rapport aux problèmes ces personnalités et c’est très important. C’est dommage qu’on ait pas réussi à dépersonnaliser ça en Guinée parce que ces partis politiques ont des choses au cadre de dialogue» a t-il déploré avant de poursuivre:
«Je prends exemple sur le Sénégal, on a empêché Ousmane Sonko de prendre part aux élections, mais son parti a pris part aux élections et il est sorti victorieux là-dans. Imaginez un instant, si le parti avait dit comme Sonko ne va pas, nous n’allons pas. Mandela est resté en prison, toute la direction de l’ANC était en asile pendant plus de 20 ans, mais l’ANC était là en tant qu’institution et c’est important. Si on dit notre leader a un problème ou tel membre influent du parti à un problème, on ne prend plus au débat sur le plan national, il y a un problème. Les problèmes pour lesquels ces leaders sont poursuivis, ce ne sont pas des problèmes qui empêchent le parti de fonctionner. Le parti doit fonctionner et doit assumer sa responsabilité devant la notion. Je pense que nous devons encourager qu’on dépersonnalise les institutions, quelles soient politiques, Etatiques ou de la société civile », a t-il martelé.
Camara MD
