Dans une déclaration lue hier sur la télévision nationale, le gouvernement guinéen à travers le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation a menacé de suspendre ou de retirer les agréments des partis politiques et les organisations de la société civile ayant apporté leur soutien à la manifestation du FNDC du 16 février.
Interrogé sur cette actualité par nos confrères de Djoma média dans l’émission «On refait le monde» de vendredi, 17 février, Gabriel Haba, secrétaire exécutif du CNOSC a indiqué cette décision sera une régression pour la démocratie guinéenne.
«Nous avons accueilli cette décision avec beaucoup de soucis parce que nous avons pour obligation de défendre ou de préserver un certain nombre de droits qui relèvent de l’exercice des libertés publiques. Mais aussi de défendre la vie de nos concitoyens lorsque nous voyons qu’il y a des attitudes qui menacent et qui contribuent à tuer les guinéens. Nous avons le souci de cela. Je pense qu’aujourd’hui ça sera une régression, lorsqu’on parle du retrait des agréments des partis politiques ou les organisations de la société civile», a t-il déclaré.
Poursuivant, Gabriel Haba invite le FNDC et ses soutiens d’éviter aller en bras de fer avec gouvernement.
«Il ne faut pas que nous qui sommes de la société civile ou des partis politiques que nous poussons l’État ou des gouvernants à poser des actes qui font nous faire regretter. Je pense que la justice est là. Lorsque dans un État, les gens pensent qu’ils sont légers dans leurs droits par rapport à la réclamation d’un certain nombre de préoccupations, il faut saisir la justice. Il ne faut pas qu’on empreinte des voies qui contribuent à tuer les guinéens. Parce que tout acteur socio-politique en posant un acte, il faut juger d’abord l’opportunité politique, sociale et économique. Notre rôle, c’est de défendre des citoyens, mais chaque fois que nous agissons, derrière cela, il y a des guinéens qui perdent la vie, il faut qu’on change de stratégie», a t-il martelé.
Mohamed
