La Journée Internationale de la Femme Africaine a été célébrée en différé par les conseillères nationales ce lundi 18 septembre 2023 sous le thème: «le savoir-faire et le potentiel des femmes au service de la paix en vue d’accélérer la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf)»
Dans son intervention, Hadja Maïmouna Yombouno, première vice-présidente du CNT a rappelé le rôle que, la femme africaine a joué et continue à jouer pour l’épanouissement du continent.
“Depuis la consécration de cette journée internationale de la femme africaine en 1974, les droits des femmes ont connu des progrès remarquables, tant sur le plan régional, sous-régional et national. Alors célébrer la femme africaine, c’est rappeler que la femme africaine a jouée un rôle majeur au niveau communautaire, ayant participé fortement à l’économie africaine(…). C’est elle qui produit la majeure partie de la culture en Afrique. Elle assure 40% des travaux agricoles. Au plan national, les femmes ont joué un rôle prépondérant dans le processus de décolonisation à travers leur participation à la lutte politique. Après l’accession de notre pays à l’indépendance, elles ont hissé de leur position dans les différentes instances de la vie pour faire respecter la femme défavorisée. Sur cette liste, on peut citer l’héroïne M’Ballia Camara, Hadja Mafori Bangoura, Hadja Makalé Camara et tant d’autres qui nous ont inspiré», a t-elle indiqué.
Poursuivant, la première vice-présidente du CNT a laissé entendre que le but de la célébration de cette journée est de saluer les efforts inlassables des femmes africaines.
“En décidant également de célébrer cette journée, est une manière pour nous femmes du CNT, de saluer les efforts inlassables de ces femmes africaines. Cette journée c’est aussi saluer les efforts déployés par les nouvelles autorités du CNRD, qui se démerdent depuis le 05 septembre 2021 pour magnifier l’émancipation de la femme. Notre souhait donc est de faire de cette journée un rendez-vous annuel comme le premier mars. Nous adressons donc un plaidoyer aux nouvelles autorités ici présente, pour la consécration du 31 juillet de chaque année comme célébration de la journée internationale de la femme», a elle -il souligné.
De son côté, le premier ministre, chef du gouvernement, Dr Bernard Goumou a rendu un hommage aux femmes africaine qui sont se battues pour l’institutionnalisation de cette journée notamment, Jeanne Martin Cissé.
“La journée que nous célébrons aujourd’hui en différée est une journée dont on en parle peu. Pourtant, le 31 juillet 1962 est hautement symbolique dans l’histoire contemporaine de l’Afrique. C’est ce jour qui a vu réunir pour la première fois les femmes de tout le continent africain pour accoucher de la première organisation en conférence de la femme africaine. Et la symbolique est encore plus forte en Guinée pour les guinéennes et guinéens. Tout comme l’OUA, la première responsable de cette organisation est l’une de notre grande fierté, notre très chère maman, Jeanne Martin Cissé. Comme vous Madame Jeanne Martin Cissé fut une parlementaire, Dieu seul sait exactement ce qu’elle a accompli pour le projet universel. Nous ne cesserons jamais de rendre un hommage appuyé à sa mémoire….
Plus loin, Dr Bernard Goumou a indiqué que, malgré les nombreux défis auxquels les femmes guinéennes font face, le gouvernement guinéen est entrain de faire des efforts remarquables pour améliorer leurs conditions de vie.
“Nouveaux défis se dressent, ils ont pour nom, l’autorisation économique, participation aux instances décisionnelles, lutte contre les violences basées sur les genres. Je tiens à rappeler qu’en Guinée la femme est la pierre angulaire de la politique sociale du président de la transition, il est entièrement à votre écoute. Il reprend souvent comme un refrain le slogan bien connu “ce que femme veut, Dieu le veut”. Le thème de la célébration de la journée relève bien que la femme reste l’élément de l’équilibre social et économique de nos sociétés, qui veut aider et améliorer le quotidien en Guinée s’appuie sur les femmes. C’est pourquoi, l’action du gouvernement est conscrite sur 3 axes: d’abord le social, économique et la politique. Il y a un an le chef de l’État a pris sur ses fonds pour apporter son appui à 300 groupements de femmes dans tout le pays. Nous sommes heureux constater que cet appui à améliorer considérablement les conditions de vie de la majorité des groupements bénéficiaires. Au niveau décisionnel, le président de la transition a porté à 30% le taux des femmes aujourd’hui , c’est du jamais vu dans l’administration publique. Ce n’est pas suffisant, mais cet effort considérable est à saluer…” a t-il indiqué.
