Dans le but de lutter contre les violences faites aux femmes et filles, la fondation « Solidarité féminine » a organisé ce vendredi, 24 novembre, dans un réceptif hôtelier de la place, les premières assises panafricaines sur les violences faites aux filles et les femmes.
Cette cérémonie a regroupé des participants venus du Sénégal, Mali, cote d’ivoire, Togo, Burkina Faso, le Royaume du Maroc Cameroun pour partager leurs expériences afin de lutter contre ce fléau qui touche la couche féminine.
Selon Mme. Kadiza Dieng Kaba, présidente déléguée de la fondation solidarité féminine, ces assises s’inscrivent dans une stratégie qui vise à briser le tabou qui entoure les violences faites aux filles et femmes.
“C’est une initiative pour briser le tableau qui entoure les violences contre les femmes et les filles car les dénoncer ne suffise plus il faut désormais reagir pour tout changer. Ces deux journées les 24 et 25 novembre 2023 seront marquées par l’organisation des panels assorti de débats et de recommandations. Dans cette même perspective, toujours sur l’initiative de la fondation il sera organisé une table ronde sur la création d’un fonds d’appui aux femmes et filles victimes de la violation, l’implantation d’une maison de solidarité dédiée aux femmes et filles en situation difficile avec le partenariat du Ministère de la promotion féminine de l’enfance et des personnes vulnérables. Ces deux journées seront clôturée par une cérémonie de remise de distinction. Nos espérons qu’à terme des débats discussions et concertations des actions et des recommandations utiles seront formulées pour une grande visibilité de la lutte contre les violences basées sur le genre”, a t-elle indiqué.
Présidant cette cérémonie d’ouverture, le président du conseil national de la transition (CNT), Dr Dansa Kourouma laissé entendre les préoccupations de la gente féminine seront prises en compte dans la nouvelle constitution.
“Aujourd’hui je vous dis tout simplement que vos préoccupations seront prises en compte lors de l’élaboration de la nouvelle constitution. Elle sera une constitution sensible au genre, une constitution qui établira la juste égalité entre homme et femme surtout tous les plans. Le plan social, économique politique et le plan culturel. La seule chose qu’on peut vous garantir si la loi fondamentale de notre pays élimine toutes les discriminations les lois organiques consacrent les règles justes égalités et les institutions chargées de les appliquer seront mises en place la discrimination va finir dans le pays. La violence dont les femmes sont victimes, dont la société est victime n’est pas que violences physiques, elles sont victimes de violences économiques. Et cette violence économique les rabaisse dans leur fonction dans la société. Et au nom du président de la transition nous vous encourageons, le combat n’est pas fini, il est multidimensionnel, le combat va se faire à tous les niveaux. C’est pourquoi il faut créer les conditions pour protéger les femmes, doter les femmes des moyens conséquents pour leur émancipation et leur autonomisation et c’est débarrasser notre pays à toute forme de violence », a indiqué Dr Dansa Kourouma”.
Camara Mamadouba
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