les mineurs dans certaines prisons laisse apparaître des situations qui ne répondent pas aux standards internationaux en matière de droits de l’homme.
« En termes de conditions physiques de détention, en faisant une comparaison de mai 2022 à septembre 2023, en termes de population carcérale, il y a eu au moins une augmentation d’au moins 617 détenus. En mars 2022, on avait au moins 4900 détenus. Tandis que lorsqu’on est arrivé en septembre 2023, on était à 5517 détenus, dont 274 mineurs, parmi eux 211 prévenus et 63 condamnés. Parmi ces 274, on avait répertorié au moins 13 filles, dont 9 prévenus et 4 condamnés. En évoluant jusqu’en juin 2024, le nombre de détenus a augmenté à 5839 détenus, soit une augmentation de 322 détenus à ce niveau. En évoluant jusqu’en juin 2024, le nombre de détenus a augmenté à 5839 détenus, soit une augmentation de 322 détenus à ce niveau. Cependant, en ce qui concerne les enfants, le nombre total est de 218 détenus, dont 21 condamnés. De cela, on a répertorié au moins 10 filles, dont 9 prévenues et 1 condamné », a indiqué le représentant du bureau de HCDH en Guinée.
Aimé Kakolo Ntumba est ensuite revenu sur les situations qui ne répondent pas aux standards internationaux en matière de Droits de l’homme en milieu carcéral concernant les mineurs en conflit avec la loi.
« La séparation entre les détenus mineurs et adultes n’est pas totalement assurée dans les 13 établissements pénitentiaires visités, et c’est en violation de normes internationales relatives aux droits de l’enfant. Sur les 13 établissements pénitentiaires visités, seule la maison centrale de Conakry dispose d’un quartier pour mineurs qui, dans le fait, accueille également les adultes », a-t-il poursuivi.
En plus, le bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a constaté d’autres dysfonctionnements, pas les moindres. Il parle entre autres, du problème d’accès à une alimentation adéquate et à l’eau potable, le problème d’accès aux soins de santé, le problème d’accès à l’éducation et à la formation professionnelle. Dans son rapport, le HCDH n’a pas manqué de rappeler que les enfants en conflit avec la loi pour les infractions criminelles peuvent être détenus pendant plusieurs années avant d’être jugés, alors que le délai de détention provisoire en matière correctionnelle est de deux mois et en matière criminelle de quatre mois renouvelables une fois.
Pour le HCDH, face aux conditions de détention inhumaines caractérisant en général les systèmes pénitentiaires, le gouvernement doit adopter de toute urgence des mesures décisives afin d’améliorer la situation des mineurs dans les établissements pénitentiaires. La principale recommandation de l’institution est que les autorités viennent à bout du recours généralisé à la détention provisoire des mineurs qui conduit dans la plupart des cas à des détentions illégales et arbitraires.
Mosaiqueguinee
