Le dossier opposant la Directrice générale adjointe du Centre Culturel Franco-Guinéen (CCFG) à M. Sambou Sylla, ancien Responsable de l’administration financière du centre, a été renvoyé au 21 novembre prochain.
Cette décision émane du président du Tribunal de travail en date du vendredi 14 novembre 2025. Le motif du report est simple : ni la prévenue ni ses avocats n’étaient présents à l’audience.
M. Sambou Sylla, qui réclame à la Directrice générale adjointe le paiement de plus de 251 millions de Francs Guinéens (GNF) en indemnisation pour la rupture qu’il qualifie d’abusive de son contrat, s’est indigné.
Il a souligné que la non-comparution de la responsable pour la deuxième fois prouve à suffisance son mépris pour l’institution judiciaire de Guinée.
Poursuivant, il a affirmé que si l’intéressée ne comparaît pas le 21 novembre, le juge n’aura d’autre choix que de saisir les avoirs du CCFG en attendant qu’il soit rétabli dans ses droits.
»Lors de la première audience, la dame a reçu le courrier pour comparaître devant le tribunal, mais elle ne s’est pas présentée. Aujourd’hui encore, elle est absente. Lors de la troisième audience, le 21 novembre, si elle ne se présente pas, la décision du juge sera de saisir les avoirs du Centre Culturel Franco-Guinéen. Cela prouve que j’ai raison et permettra que je sois rétabli dans mes droits », a-t-il affirmé.
Il est important de rappeler que cette affaire entre la Directrice générale adjointe du CCFG et son ancien Responsable de l’administration financière a commencé en mai 2025. À cette époque, le Collectif des travailleurs du CCFG avait initié une grève pour exiger une augmentation des salaires et l’amélioration des conditions de travail. Peu après ce mouvement social, le contrat de M. Sylla avait été rompu par la Direction générale du CCFG.
Par Kamara Decoster
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