Guinée : Après sa victoire, Mamadi Doumbouya prône le rassemblement national

Au terme d’un processus électoral scruté de près, la Cour Suprême a confirmé, ce dimanche 4 janvier 2026, la victoire de Mamadi Doumbouya. Dans une allocution solennelle, le président élu a choisi de troquer l’habit de candidat pour celui de rassembleur, martelant qu’il n’y a « ni vainqueur, ni vaincu » dans ce scrutin.

​Un plébiscite dès le premier tour

​Le verdict est sans appel : le leader du GMD l’emporte avec une majorité absolue dès le premier tour de l’élection du 28 décembre dernier. Pour Mamadi Doumbouya, ce résultat n’est pas seulement le succès d’un camp, mais celui d’une « maturité démocratique » retrouvée. Saluant le calme olympien dans lequel s’est déroulé le vote, il a tenu à souligner que la Guinée a su « choisir son destin dans la paix », une observation d’ailleurs corroborée par les missions de suivi internationales.

​La fin du triomphalisme, place à l’unité

​Loin de l’euphorie partisane, le chef de l’État a multiplié les signes d’ouverture vers ses rivaux politiques. En saluant nommément ses adversaires, il a reconnu que leur engagement avait été le moteur d’un débat public riche et nécessaire à la vitalité républicaine.

​« Aujourd’hui, il n’y a qu’une seule Guinée, unie et indivisible. J’appelle toutes les filles et tous les fils de notre nation à se rassembler pour bâtir une Guinée nouvelle », a-t-il lancé avec gravité.

 

​Cette « main tendue » n’est pas qu’une formule de style : le président élu ambitionne de fonder son prochain septennat sur une souveraineté politique et économique assumée, portée par une justice renforcée et une prospérité mieux répartie.

​2026 : L’année du « grand chantier »

​Ayant observé une stricte neutralité durant la période électorale — ce qui l’avait conduit à reporter ses vœux de fin d’année — Mamadi Doumbouya a profité de cette tribune pour fixer le cap de l’année 2026.

​Selon lui, cette année sera placée sous quatre piliers :

  • Le travail et la rigueur administrative.
  • L’unité pour panser les plaies électorales.
  • L’espoir d’une transformation profonde.
  • La cohésion entre la nation et sa diaspora.

​En clôturant son discours par ses vœux de santé et de progrès, le président entame ce nouveau mandat avec la volonté affichée d’écrire, dès demain, une page d’histoire placée sous le sceau de l’intérêt exclusif du peuple guinéen.