Guinée : Ousmane Gaoual Diallo défend la légitimité de Mamadi Doumbouya et dément tout exil forcé de l’opposition

Invité sur le plateau de TV5 ce jeudi 8 janvier, au lendemain de la confirmation de la victoire du Général Mamadi Doumbouya à la présidentielle, le porte-parole du gouvernement a balayé les critiques sur l’absence des figures historiques de l’opposition. Pour Ousmane Gaoual Diallo, le pays entre dans une ère de résultats concrets où les « personnes » s’effacent devant le « bilan ».

​Une victoire par le bilan plutôt que par l’image

​Alors que certains observateurs pointent du doigt l’absence d’Alpha Condé, de Cellou Dalein Diallo et de Sidya Touré lors du scrutin, le gouvernement guinéen affiche une sérénité absolue. Selon Ousmane Gaoual Diallo, le suffrage des électeurs n’est pas le résultat d’un affrontement de personnalités, mais d’une reconnaissance des chantiers menés durant la transition.

​Le ministre a énuméré une série d’indicateurs économiques et sociaux pour justifier cette adhésion populaire :

    • Infrastructures : Plus de 2 000 km de voiries réalisés.
    • Emploi : Le recrutement de plus de 20 000 jeunes dans la fonction publique.
    • Économie : Une croissance dépassant les 7 % et une sortie de la « liste grise » du GAFI (Lutte contre le blanchiment et la corruption).
    • Social : Une revalorisation du pouvoir d’achat.

​« La victoire du président Mamadi Doumbouya est basée sur les réalisations engrangées pendant ces quatre ans. C’est sur ces paramètres que le président a été élu », a-t-il martelé.

 

​« Il n’y a pas d’exilés politiques »

​L’un des points de tension de l’interview a concerné le statut des leaders de l’opposition vivant à l’étranger. Sur ce sujet, Ousmane Gaoual Diallo s’est montré catégorique : la porte de la Guinée reste ouverte, sous réserve de répondre devant la justice pour ceux qui sont concernés par des procédures.

​Concernant Sidya Touré, le ministre a précisé qu’aucun obstacle judiciaire ne l’empêchait de revenir. Pour Cellou Dalein Diallo, le ton s’est fait plus incisif :

« Il n’y a aucune interdiction qui lui est faite de rentrer. Simplement, il refuse de venir rendre des comptes à la justice. On ne voit pas comment un homme qui refuse de rendre des comptes peut prétendre diriger. C’est un choix personnel. »

​Un appel à l’unité nationale

​En conclusion, le porte-parole a tenu à souligner le caractère « apaisé et souverain » de cette élection, se félicitant de l’absence de heurts post-électoraux. Fidèle à la ligne du Général Doumbouya, il a réitéré l’offre de « main tendue » à l’ensemble de la classe politique, affirmant que l’objectif n’était pas de diviser le pays, mais de prouver que la Guinée peut gérer son destin électoral de manière autonome et pacifique.