L’icône de la musique guinéenne, Fodé Baro, a exprimé son immense amertume face au traitement qu’il subit dans son pays d’origine. S’estimant victime de calomnies et de cabales politiques, l’artiste a officiellement annoncé son intention de quitter la Guinée.
Une dignité bafouée
Pour l’interprète de « Yirikikiki », le climat social en Guinée est devenu irrespirable. Il dénonce une campagne de dénigrement visant à ternir sa réputation d’homme et d’artiste. « On me traite d’alcoolique, de clochard, on prétend même que je vends ma maison », déplore-t-il, fustigeant une culture du rabaissement des figures nationales.
L’instrumentalisation politique en ligne de mire
Au-delà des attaques personnelles, Fodé Baro pointe du doigt des manœuvres de division plus profondes. Il affirme notamment avoir été injustement mis en conflit avec le chef de l’État : « On m’a opposé au président Mamadi Doumbouya. Dieu jugera. »
Le choix du départ
Le contraste entre l’accueil réservé à l’international et celui de son pays natal est le déclencheur de cette décision. Après sept ans de présence en Guinée marqués par plus de critiques que ses trente-six années passées à l’étranger l’artiste tire sa révérence. « Je m’en vais, et rien ne me retiendra », a-t-il conclu, laissant derrière lui un public partagé entre tristesse et réflexion sur le traitement de ses propres légendes.
Rédaction