CONAKRY – Le calme habituel de la Maison centrale a laissé place à une vive agitation ce mardi 10 février 2026. Aboubacar Sidiki Diakité, alias « Toumba », figure centrale de l’actualité judiciaire guinéenne, a été transféré d’urgence vers la prison de Coyah suite à un incident disciplinaire majeur.
Une saisie de produits prohibés qui dérape
Tout a basculé le lundi 9 février lors d’une opération de contrôle surprise menée par les autorités pénitentiaires. Si l’objectif était de passer au peigne fin les cellules de la plus grande prison du pays, le bilan de la perquisition s’est avéré particulièrement compromettant. Les agents ont saisi un inventaire hétéroclite d’objets interdits :
Matériel de communication : Plusieurs téléphones portables.
Substances illicites : Des produits psychotropes.
Arsenal artisanal : Des armes blanches, incluant des ciseaux, des couteaux et des ustensiles détournés.
La résistance de « Toumba »
C’est lors de cette fouille que le comportement de l’ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara a mis le feu aux poudres. Selon le Parquet général près la Cour d’Appel de Conakry, Toumba Diakité aurait catégoriquement refusé de se soumettre aux agents, adoptant une attitude jugée « agressive ».
« Monsieur Aboubacar DIAKITÉ a fait preuve d’une résistance farouche, proférant des menaces directes à l’encontre du personnel de sécurité », précise le communiqué officiel.
Cette altercation n’est pas restée isolée : elle a provoqué un début d’effervescence parmi la population carcérale, faisant craindre aux autorités une déstabilisation généralisée de l’établissement.
L’isolement comme mesure de sécurité
Face à ce risque de mutinerie, la réponse administrative a été immédiate. Pour restaurer l’ordre et briser la dynamique de tension, le transfèrement de Toumba Diakité vers la Maison centrale de Coyah a été acté ce mardi matin.
Le Parquet général a réaffirmé sa ligne de conduite : tolérance zéro pour la criminalité en milieu carcéral. Cette mesure d’éloignement vise autant à sanctionner l’indiscipline qu’à garantir l’intégrité physique du personnel pénitentiaire.