Lors d’un face-à-face avec la presse ce vendredi 27 mars 2026, la Ministre de l’Environnement, Mme Djami Diallo, a apporté un éclairage crucial sur la dissolution récente de 43 formations politiques. Accompagnée du porte-parole du Gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, elle a tenu à dissiper les malentendus : cette décision ne se veut pas une sanction, mais un levier de régularisation.
Un audit administratif, pas une exclusion politique
Contrairement aux interprétations faisant état d’une manœuvre d’exclusion, la Ministre a martelé que le retrait des agréments découle d’une évaluation technique rigoureuse menée par le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD).
« Il ne s’agit ni d’une sanction arbitraire, ni d’une volonté d’exclusion, mais d’un processus légal visant à renforcer le fonctionnement interne des partis et à assurer le respect de la Constitution », a-t-elle affirmé.
Les points clés de l’intervention :
- Équité de traitement : Tous les partis, sans exception, ont été soumis aux mêmes critères d’évaluation.
- Objectif de transparence : L’État souhaite mettre fin à l’opacité administrative qui régnait au sein de nombreuses structures.
- Modernisation : Cette opération vise à assainir l’espace public pour ne laisser place qu’à des acteurs politiquement et légalement structurés.
Une dissolution réversible ?
Le message du Gouvernement est clair : la porte n’est pas fermée. La dissolution d’une entité ne signifie pas l’arrêt définitif de l’activité politique de ses membres.
Mme Djami Diallo a ainsi lancé un appel à la réorganisation. Les leaders des formations dissoutes sont encouragés à entamer des démarches de mise en conformité afin de réintégrer légalement le jeu démocratique guinéen, sous réserve de respecter scrupuleusement les nouveaux cadres réglementaires.