Nouveau coup de théâtre à Matam. Seulement trois jours après avoir recouvré la liberté, l’ancien président de la délégation spéciale de la commune, Badra Koné, a de nouveau été interpellé à son domicile ce dimanche. Une arrestation surprise confirmée par son entourage proche.
Une liberté de très courte durée
Jeudi dernier, Badra Koné pensait pourtant avoir entrevu le bout du tunnel en bénéficiant d’une mise en liberté sous caution. Cette décision venait interrompre un séjour de plus d’un mois et demi derrière les barreaux de la Maison centrale de Conakry, où il est détenu dans le cadre d’une procédure pour détournement présumé de deniers publics.
Malgré cette bouffée d’oxygène, le candidat du mouvement GMD aux dernières élections municipales du 31 mai n’aura profité de ses proches que pendant 72 heures.
Une ligne de défense inchangée
Figure politique locale particulièrement populaire à Matam, l’ex-responsable communal continue de clamer son innocence face aux accusations qui pèsent contre lui. Devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Badra Koné avait fermement rejeté les soupçons de malversations, assurant pour sa défense :
Ne posséder aucun bien immobilier dans la capitale.
Tirer ses revenus légitimes de ses activités passées dans le commerce de véhicules.
Le flou artistique demeure : Pour l’instant, les autorités judiciaires n’ont fourni aucune explication officielle concernant les motifs de cette réinterpellation brutale. L’incertitude plane quant à savoir s’il s’agit d’une révocation de sa caution ou d’une toute nouvelle affaire.
