La commune urbaine de Matam a officiellement une nouvelle équipe dirigeante. À l’issue de la session inaugurale du conseil municipal tenue ce jeudi 2 juillet, Alseny Camara, alias « Marco », a été élu maire, secondé par Seinkoun Kourouma au poste de vice-maire.
Un scrutin décisif qui s’est toutefois déroulé dans une atmosphère particulièrement électrique, marquée par le boycott d’une figure majeure de l’opposition locale.
Cap sur un nouvel exécutif communal
C’est désormais officiel. Matam amorce un nouveau virage dans sa gouvernance locale. Sous la supervision rigoureuse de l’autorité de tutelle, les conseillers municipaux se sont réunis pour élire leur nouvel exécutif. Sans surprise, les urnes ont rendu leur verdict : Alseny Camara « Marco » prend les rênes de la municipalité. Pour l’épauler dans ses futures fonctions, le conseil a jeté son dévolu sur Seinkoun Kourouma, propulsé au poste de premier vice-maire. Si le processus est allé à son terme, cette transition s’est opérée dans un climat de haute tension.
Le coup d’éclat de Badra Koné
L’élection n’a en effet pas été un long fleuve tranquille. Le fait marquant de cette journée restera sans nul doute le départ fracassant de Badra Koné. L’ancien président de la Délégation spéciale (PDS) de Matam et tête de liste du parti Nouvelle Génération pour la République (NGR) a choisi de boycotter le vote en claquant la porte de la salle des délibérations. Une manière forte pour ce leader politique d’exprimer son désaccord face aux conditions du scrutin.
Cap vers l’avenir malgré les contestations
Malgré ce coup de théâtre et la politique de la chaise vide adoptée par une partie des contestataires, le quorum requis par la loi a été largement atteint. La validation du vote ouvre ainsi une nouvelle page pour l’administration de Matam.
Reste désormais à savoir comment la nouvelle équipe parviendra à asseoir sa légitimité et à rassembler une commune profondément divisée au sortir de cette session inaugural
CAMARA
