C’est officiel : la Guinée franchit une étape historique dans son retour à l’ordre constitutionnel. Par un décret présidentiel lu à la télévision nationale ce vendredi 10 juillet 2026, le chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, a officiellement convoqué les députés de la nouvelle législature pour leur session inaugurale. Le rendez-vous est pris pour le vendredi 17 juillet 2026 au Palais du Peuple à Conakry.
Cette rentrée parlementaire marque un tournant décisif dans l’architecture institutionnelle du pays, scellant définitivement la fin du Conseil national de la Transition (CNT). Cette nouvelle Assemblée nationale est issue des urnes à la suite du scrutin législatif du 31 mai 2026.
Un ordre du jour strictement protocolaire
Conformément à l’article 2 du décret présidentiel, cette première réunion ne donnera lieu à aucun débat de fond. Les travaux seront « exclusivement consacrés » à deux étapes majeures :
L’installation officielle des nouveaux députés dans leurs fonctions ;
L’élection du Bureau de l’Assemblée nationale, avec en point d’orgue l’élection cruciale du nouveau président du Parlement
Un pas de géant vers la normalisation
Pour la Guinée, la mise en place de cette législature concrétise le retour à un ordre parlementaire régulier. Elle pose les bases de la normalisation institutionnelle et ouvre la voie aux grandes réformes promises par le sommet de l’État.
Désormais, toute l’attention politique du pays se cristallise autour du Palais du Peuple. Les observateurs attendent de voir se dessiner la composition du futur bureau ainsi que les premiers équilibres de forces qui guideront cette nouvelle ère législative.
CAMARA
