La Haute Autorité de la Communication (HAC) hausse le ton face aux associations de presse guinéennes. Par la voix de son président, Boubacar Yacine Diallo, le régulateur réclame un audit rigoureux et immédiat sur l’emploi des fonds publics alloués au secteur lors du dernier exercice budgétaire.
La preuve par la facture
Fini le temps des bilans approximatifs. L’instance de régulation exige un rapport financier minutieux et assorti de l’intégralité des preuves d’achats et de dépenses.
Dans un courrier adressé aux responsables associatifs, le président de la HAC se montre explicite : « Dans le cadre du suivi de l’utilisation des ressources financières mises à la disposition de vos différentes associations, prière de bien vouloir procéder au dépôt du rapport financier détaillé relatif à l’utilisation du crédit qui vous a été accordé. » L’institution rappelle que ce document « devra notamment préciser les différentes dépenses effectuées, les montants engagés ainsi que les pièces justificatives y afférentes, conformément aux règles de gestion et de justification des fonds. »
Un verrou financier pour l’exercice 2026
Cette démarche ne constitue pas une simple formalité administrative : elle conditionne directement l’attribution des aides à venir. La HAC prévient que sans cette régularisation dans les règles, aucun dossier ne sera défendu auprès des autorités financières de l’État pour l’année 2026.
Boubacar Yacine Diallo invite donc les dirigeants du secteur à agir en toute urgence : « Je vous saurais gré de bien vouloir transmettre ledit rapport sans délais, afin de permettre la régularisation, le suivi administratif et financier de ce dossier pour pouvoir demander la subvention des médias de l’exercice 2026 au Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget. »
La balle est désormais dans le camp des faîtières de la presse. De leur rapidité à produire des justificatifs conformes dépendra le déblocage de l’aide publique pour 2026.
