Conakry, 22 septembre 2026 – La tension autour de la succession du Kountigui, l’autorité morale et traditionnelle de la Basse-Guinée, amorce un tournant vers l’apaisement. La ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Djénabou Touré, a réuni ce mardi les délégations des deux factions en rivalité — d’un côté les partisans d’Elhadj Alhassane Camara, de l’autre ceux de Sona Yansané — en présence des membres de son cabinet.
L’objectif majeur de cette concertation d’urgence visait à désamorcer la crise de leadership, à garantir la cohésion sociale et à encourager une solution consensuelle. Face aux émissaires des deux camps, la ministre a plaidé pour le pardon et l’unité fraternelle.
Pour formaliser cette dynamique, une commission paritaire a été instituée avec pour mission de faciliter les discussions directes entre les partis opposés. Le sort de la cérémonie d’intronisation, initialement fixée au 26 septembre, demeure désormais suspendu aux conclusions de cet organe de médiation.
Au terme des échanges, la ministre Djénabou Touré a rappelé le rôle déterminant des coutumiers :
« J’ai tenu à recevoir les sages de la Basse-Guinée, avec les jeunes et les femmes, pour les mettre ensemble, leur dire de s’entendre, de s’unir, comme je l’ai fait la dernière fois. Le dialogue, le pardon et l’entente pour aller ensemble : c’était ça l’essentiel du message. Je pense que les sages l’ont accepté, ils vont s’entretenir, et tout ce qu’il y a comme mésentente sera résolu par les sages. »
Questionnée sur le rôle exact attribué à cette commission et le calendrier de l’intronisation, la cheffe du département a réaffirmé la primauté des autorités morales :
« Le travail se fera par les sages. On a laissé les sages prendre leurs responsabilités pour unir les filles et fils de la Basse-Guinée. »
« Ça, ça revient aux sages également. Lorsqu’ils feront l’entretien et qu’ils vont s’accorder, ils vont revenir vers le ministère. »
Saluant la médiation étatique, les représentants des deux camps rivaux se sont engagés à privilégier la concertation interne avant d’entreprendre la moindre démarche officielle.
