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    Home » Simandou 2040 et Réforme Éducative en Guinée : Dre Diaka Sidibé Plaide pour une Formation Axée sur les Compétences et l’Innovation
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    Simandou 2040 et Réforme Éducative en Guinée : Dre Diaka Sidibé Plaide pour une Formation Axée sur les Compétences et l’Innovation

    Mamadouba CamaraBy Mamadouba Camara30 septembre 2026Updated:30 septembre 2026Aucun commentaire5 Mins Read
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    À l’occasion du Grand Forum Jeunesse et Avenir, organisé ce mercredi 30 septembre 2026, Dre Diaka Sidibé, ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et actuelle conseillère à la Présidence de la République, a appelé à une transformation profonde du système éducatif guinéen. Son intervention a notamment porté sur l’adaptation des formations aux besoins de l’économie, dans le contexte du programme Simandou 2040.
    Face aux mutations du marché du travail et aux perspectives liées aux grands projets miniers et économiques, la question de l’adéquation entre formation et emploi occupe une place croissante dans les politiques publiques guinéennes.
    Lors d’un panel consacré aux perspectives offertes à la jeunesse, Dre Diaka Sidibé a défendu une approche fondée davantage sur les compétences pratiques, l’innovation et l’entrepreneuriat que sur la seule accumulation de diplômes.
    Du diplôme aux compétences
    Selon la conseillère à la Présidence, les réformes engagées dans les différents secteurs de l’éducation doivent permettre de rapprocher davantage les contenus pédagogiques des réalités économiques.
    Elle estime que le diplôme demeure important, mais qu’il doit désormais être associé à des compétences concrètes permettant aux jeunes de répondre à des problématiques réelles.
    « Il ne s’agit plus de la question simplement du diplôme. Le diplôme, il est très important, ça, personne ne le contestera. Mais nous aurons besoin d’adresser ce diplôme désormais à des compétences », a-t-elle expliqué.
    La question centrale serait donc, selon elle, de savoir ce que le jeune est effectivement capable de faire à l’issue de sa formation : résoudre un problème, innover, entreprendre ou encore apporter une réponse concrète aux besoins de son environnement professionnel.
    Cette orientation s’inscrit, d’après Dre Diaka Sidibé, dans la réforme curriculaire engagée dans les différents sous-secteurs de l’éducation.
    Adapter les programmes à l’économie de demain
    Pour l’ancienne ministre, l’enjeu ne consiste pas uniquement à multiplier les établissements scolaires ou universitaires. Il s’agit surtout de revoir la nature et la qualité des formations proposées.
    « L’enjeu pour aller vite n’est donc pas de créer de nouvelles écoles ou de construire davantage d’universités. Il faut qu’on s’assure que ce que nous dispensons répond aux besoins de l’économie du futur », a-t-elle déclaré.
    Elle a également mis en avant la généralisation progressive du numérique comme l’un des leviers susceptibles d’améliorer la qualité et l’efficacité des systèmes de formation.
    Dans cette perspective, l’ambition affichée est de permettre aux jeunes Guinéens de disposer de compétences leur permettant de participer à l’économie nationale, notamment dans le contexte du programme Simandou 2040.
    De nouveaux parcours universitaires dès la rentrée 2026-2027
    Cette volonté d’adapter l’offre de formation devrait se traduire par l’introduction ou la révision de plusieurs parcours dans les institutions d’enseignement supérieur dès la rentrée 2026-2027.
    Dre Diaka Sidibé a notamment évoqué le développement de nouvelles formations d’ingénieurs dans plusieurs instituts spécialisés, ainsi que l’ouverture de nouveaux Diplômes universitaires de technologie (DUT).
    Ces parcours doivent, selon elle, permettre de mieux répondre aux besoins de certains secteurs qui nécessitent des profils immédiatement opérationnels et davantage de professionnalisation.
    « Les programmes ont été révisés justement pour revenir sur des parcours d’ingénieurs dans la plupart des instituts spécialisés », a-t-elle indiqué, avant de souligner l’importance des DUT pour certains métiers qui ne nécessitent pas nécessairement de longues études universitaires.
    La formation des ingénieurs constitue également un enjeu d’anticipation. Les besoins liés aux grands projets ne pouvant être couverts à court terme, la mise en place des filières doit intervenir suffisamment tôt.
    « Un ingénieur, ça ne se forme pas en un an. C’est pratiquement cinq années de parcours », a rappelé la conseillère à la Présidence.
    Le secteur privé appelé à jouer un rôle accru
    La réforme de la formation ne pourrait toutefois produire pleinement ses effets sans une implication plus importante des entreprises.
    Pour Dre Diaka Sidibé, les institutions de formation doivent développer des liens plus étroits avec le secteur privé afin de mieux identifier les besoins en compétences et d’offrir aux apprenants des possibilités d’immersion professionnelle.
    Elle a ainsi plaidé pour davantage de stages et de formations en alternance, estimant que les entreprises doivent contribuer directement à la préparation des futurs travailleurs.
    « Il faut vraiment une corrélation étroite entre le besoin de formation des entreprises, la réponse donnée par les institutions de formation, que ce soit technique ou supérieure », a-t-elle souligné.
    L’objectif est notamment de créer davantage de passerelles entre l’enseignement technique, l’enseignement supérieur et le monde professionnel.
    L’entrepreneuriat au cœur de la réforme
    Au-delà de l’employabilité, l’intervention a également mis en avant l’entrepreneuriat comme une composante de la nouvelle politique de formation.
    Dre Diaka Sidibé a annoncé la reconnaissance du statut d’étudiant-entrepreneur dans le cadre juridique guinéen, à travers la loi d’orientation de la recherche et de l’innovation.
    Cette évolution vise à donner davantage de place à l’initiative entrepreneuriale au sein des établissements d’enseignement et à encourager les étudiants à transformer leurs connaissances et leurs innovations en projets économiques.
    « Former pour quel projet ? »
    En conclusion, Dre Diaka Sidibé a insisté sur la nécessité de donner une finalité économique et professionnelle claire aux réformes curriculaires.
    Pour elle, la question de la formation ne peut être dissociée des besoins réels du pays et des perspectives de développement.
    « La révision curriculaire n’a de finalité objective que si cela s’adresse à un bassin de production. Nous formons pour qui ? Pour quel projet ? Pour quelles compétences à la fin ? », a-t-elle interrogé.
    Elle a enfin indiqué que plusieurs réformes étaient déjà en cours dans les différents sous-secteurs de l’éducation, dans le cadre de l’accompagnement des ambitions liées aux mégaprojets de Simandou.
    À travers cette orientation, les autorités entendent faire évoluer le système éducatif vers une approche davantage centrée sur l’employabilité, la professionnalisation, l’innovation et l’entrepreneuriat, avec l’objectif affiché de préparer la jeunesse guinéenne aux transformations économiques attendues à l’horizon de Simandou 2040.
    La un3
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    Mamadouba Camara

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