Les autorités guinéennes ont fixé les dates des prochaines élections des conseillers régionaux et des sénateurs. Selon un décret présidentiel rendu public dans la soirée du lundi 12 octobre 2026 à la télévision nationale, les deux scrutins se tiendront respectivement les 22 novembre et 20 décembre prochains.
Cette décision s’inscrit dans le cadre du processus de mise en place des institutions du pays. Elle repose notamment sur les dispositions de la loi organique du 27 septembre 2025 portant Code électoral, ainsi que sur l’avis n°26 de la Cour suprême, rendu le 8 octobre 2026 à la suite d’une consultation de la Direction générale des élections (DGE).
Deux rendez-vous électoraux majeurs avant la fin de l’année
Le calendrier arrêté par le chef de l’État prévoit deux échéances distinctes, qui concerneront l’ensemble du territoire national, y compris la zone spéciale de Conakry.
La première étape sera consacrée au renouvellement des conseillers régionaux. Le scrutin est fixé au dimanche 22 novembre 2026.
Un mois plus tard, le dimanche 20 décembre 2026, les électeurs composant le collège électoral seront appelés à élire les deux tiers des membres du Sénat.
Ces deux consultations constituent des étapes importantes dans la mise en place de l’architecture institutionnelle guinéenne, conformément au calendrier défini par les autorités.
Plusieurs institutions mobilisées pour l’application du décret
Pour garantir la mise en œuvre des dispositions annoncées, le décret présidentiel confie des responsabilités à plusieurs départements ministériels et institutions publiques.
Parmi les responsables concernés figurent le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, ainsi que le ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale.
Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile et la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget sont également chargés de contribuer à l’exécution des mesures relevant de leurs attributions respectives.
La Direction générale des élections (DGE) et l’Observatoire national autonome de supervision du référendum et des élections (ONASUR) figurent aussi parmi les institutions appelées à prendre part à l’application du texte.
Un enjeu pour la consolidation institutionnelle
La fixation de ces dates marque une nouvelle étape dans le processus institutionnel en cours en Guinée. À travers l’organisation successive des élections régionales et sénatoriales, les autorités entendent poursuivre la mise en place des institutions prévues par le cadre légal national.
Les prochains mois seront ainsi déterminants pour la préparation et le déroulement de ces deux scrutins, dont l’organisation nécessitera la coordination des administrations et des structures électorales concernées.
La tenue effective des élections aux dates annoncées constituera un rendez-vous important pour l’évolution de la vie institutionnelle et politique du pays.
