Le comité d’organisation a officiellement lancé, ce samedi 10 janvier 2026, les préparatifs de la 8e édition du Festival Arts Ndimba. Prévu du 5 au 7 février à Kakilensy (Kamsar), l’événement place cette année la préservation de la nature au cœur de son identité culturelle.
Un pont entre héritage et écologie
Sous le thème « Les arts et la culture sous le signe de l’environnement », cette nouvelle édition s’attaque à un défi de taille : la cohabitation entre traditions ancestrales et exploitation minière. Le choix de Kakilensy, au cœur de la zone industrielle de Boké, n’est pas fortuit.
« Nous voulons concilier l’art et la gestion environnementale pour accompagner nos communautés vers un développement durable », a déclaré Jean René Camara, commissaire général et ancien ministre, lors de la conférence de presse.
Plus qu’un festival : un moteur de développement
Depuis sa création en 2018, le festival s’est imposé comme le rempart du patrimoine Baga. Au-delà des festivités, l’organisation affiche un bilan concret en faveur des populations locales :
- Patrimoine : Gestion d’un musée vivant à Katako regroupant plus de 40 pièces historiques.
- Social : Soutien actif à la scolarisation dans les zones enclavées et construction d’infrastructures sanitaires.
- Tradition : Restauration des masques anciens, dont le célèbre Ndimba, et promotion de la langue et des prénoms authentiques.
Le Sénégal, invité de prestige
L’édition 2026 marquera un tournant dans l’intégration régionale. Après la Sierra Leone, c’est le Sénégal qui est l’invité d’honneur. La communauté Sérère, à travers la troupe « Les Mamans Calebasse », viendra célébrer les liens historiques et culturels qui l’unissent au peuple Baga.
Ce brassage culturel promet de transformer Kakilensy en une plaque tournante de l’unité africaine durant trois jours.
Decoster