La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a tranché ce mardi 23 juin 2026. La Chambre des appels a intégralement confirmé la condamnation de l’ancien patron de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), poursuivi pour le détournement de plus de 10 millions de dollars.
La sentence est sans appel pour Chérif Bah. En fuite et n’ayant jamais comparu devant la justice, l’ancien gouverneur de la banque centrale espérait voir annuler la décision prononcée à son encontre en première instance en mai 2025. C’est tout l’inverse qui s’est produit à l’audience de ce mardi : le président de la Chambre des appels, Francis Kova Zoumanigui, a maintenu l’ensemble des charges pesant contre lui.
Une lourde peine financière et carcérale
Reconnu coupable de détournement de deniers publics, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et abus de fonction, Chérif Bah écope d’une peine particulièrement lourde :
- Volet carcéral : Confirmation de sa peine de 5 ans d’emprisonnement ferme et maintien du mandat d’arrêt international prononcé contre lui.
- Sanctions financières : Une amende de 5 milliards de francs guinéens (GNF).
- Réparations à l’État : L’ancien dirigeant est sommé de restituer les 10 005 000 dollars détournés et de verser 10 milliards de GNF de dommages et intérêts au Trésor public.
- Saisie des biens : La Cour a validé la confiscation totale du patrimoine du prévenu au profit de l’État guinéen.
Bien que le parquet spécial ait initialement requis une peine de dix ans de prison lors des débats, les juges d’appel ont choisi de s’aligner sur le premier verdict, marquant ainsi une étape décisive dans ce dossier politico-financier majeur.
