La tension est montée d’un cran ce 14 octobre 2019 dans la ville de kankan après l’arrestation de plusieurs militants de (UFR) l’union des forces républicaines. Les arrestations ont été coordonnées par le préfet Aziz Diop aidé par des agents des services de sécurité et certains militants du parti au pouvoir (RPG Arc-en-ciel).
Au cours de cette journée le siège de ce parti politique à été saccagé, des documents incendiés et plusieurs militants du dit parti arrêtés et battus.
Selon plusieurs témoins, ces militants du parti au pouvoir accompagnés des forces de sécurité se sont aussi rendu au siège de l’UFDG (union des forces démocratiques de Guinée) pour être saccager.
Le préfet Aziz Diop que nous avons joint au téléphone, a confirmé l’arrestation des militants sans pour autant donné le nombre exact. « C’est moi qui ai ordonné l’arrestation de ces militants parce qu’aucun regroupement et manifestations n’est autorisée ici à Kankan », a laissé entendre le préfet.
Au commissariat central de police de Kankan les journalistes qui s’étaient rendu pour rencontrer les militants arrêtés ont été menacés de quitter les lieux par le commissaire central Abdoulaye Sanoh.
« Je ne veux voir aucun journaliste ici et faites-moi sortir ce Monsieur d’ici ! », a ordonné le commissaire Sanoh avant de s’embarquer dans son pick-up avec des agents à la chasse de d’autres militants du FNDC.
Dans la soirée de cette journée sanglante, nous avons pu rencontré l’une des victimes. Mr Kabiné TRAORÉ, membre du bureau de comité de base de l’UFDG Kankan raconte: << nous sommes nombreux à être arrêté pendant que nous étions entrain d’empêcher le pillage et et le saccage de notre siège par des personnes scandant RPG ou rien. Soudain nous assistons à l’arrivé des forces de l’ordre qui ont injustement procédés aux arrestations et nous envoyés au commissariat central de police de Kankan. Moi, étant blessé à la poitrine, en sang, je suis libéré plutard pour des soins à l’urgence de l’hôpital régional de Kankan. Ce genre de situation n’est pas une première. Nous sommes souvent victimes de ces arrestations sans aucune raison.>>
Dans la soirée de cette journée, un calme précaire régnait dans la cité.
