La récréation est terminée. Face au chaos urbain qui paralyse la capitale guinéenne, la Direction Générale de la Police Nationale (DGPN) a tranché : les opérations de déguerpissement reprennent de plus belle. Dès ce mercredi 21 janvier 2026, les forces de l’ordre passeront à l’action pour libérer les voies publiques de toute occupation illégale.
Un ultimatum de 24 heures
L’avertissement est sans équivoque. Dans un communiqué officiel diffusé ce lundi, la DGPN accorde un ultime délai de grâce aux occupants des trottoirs et des chaussées. Les commerçants et particuliers ont jusqu’au mardi 20 janvier au soir pour démonter leurs installations.
« La Police Nationale invite formellement toutes les personnes concernées à libérer immédiatement les emprises routières », martèle le communiqué. Passé ce délai, l’enlèvement sera systématique et sans préavis.
Pourquoi cette « reprise musclée » ?
Le constat des autorités est sans appel : malgré les campagnes précédentes, l’anarchie a repris ses droits. Entre les étals qui débordent sur le bitume et les constructions de fortune, le Grand Conakry étouffe. Pour le ministère de la Sécurité, il ne s’agit pas seulement d’image de marque, mais d’un impératif de sécurité publique.
« Ces pratiques constituent une entrave grave à la libre circulation des personnes et des biens, un facteur majeur d’insécurité routière et une violation manifeste des textes réglementaires en vigueur », a indiqué le communiqué.
Vers une solution durable ou un éternel recommencement ?
Si la Police mise cette fois sur une opération « sans relâche », le défi reste immense. Dans une ville où le commerce informel est le poumon économique de nombreuses familles, la lutte contre l’occupation sauvage ressemble souvent à un éternel recommencement.
La DGPN appelle toutefois au civisme et à la responsabilité de chacun pour transformer l’essai et offrir enfin aux citoyens une capitale fluide et ordonnée. Dès mercredi, le déploiement des unités de police servira de test de crédibilité pour cette nouvelle offensive.