Guinée : le Président Mamadi Doumbouya accepte la démission du gouvernement Bah Oury

​ Le paysage politique guinéen vient de connaître un tournant majeur ce jeudi 22 janvier 2026. À travers deux décrets lus à la télévision nationale, le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a officiellement mis fin aux fonctions du Premier ministre Amadou Bah Oury et de l’ensemble de son équipe gouvernementale.

​Une démission collective inattendue
​Tout est allé très vite après la tenue du Conseil des ministres ordinaire de ce jeudi matin. Alors que l’opinion publique s’attendait à un compte-rendu classique sur le développement socio-économique, c’est finalement l’annonce de la dissolution du gouvernement qui a créé l’onde de choc.
​Le premier décret (D/2026/001/PRGSGG) précise que cette décision fait suite à la lettre de démission déposée le jour même par le Premier ministre Amadou Bah Oury. En s’appuyant sur les articles 80 et 85 de la Constitution, le Chef de l’État a ainsi abrogé toutes les dispositions antérieures, mettant un terme à une équipe qui était aux commandes depuis février 2024.
​L’administration placée sous haute surveillance
​Afin de garantir la continuité du service public et d’éviter toute paralysie de l’État, un second décret a immédiatement été pris pour organiser la période de transition. En attendant la nomination d’un nouveau Premier ministre, la gestion des dossiers urgents est strictement encadrée.
​Désormais, l’expédition des affaires courantes est confiée à quatre piliers administratifs :
​Le Ministre-Directeur de Cabinet de la Primature ;
​Le Directeur de Cabinet du Ministère de la Défense Nationale ;
​Les Secrétaires Généraux des ministères ;
​Le Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement.
Quel futur pour la Primature ?
​Si le décret évoque une « démission volontaire », ce remaniement intervient dans un climat politique où le besoin de renouvellement se faisait sentir. Pour l’instant, aucun nom ne circule officiellement pour succéder à Bah Oury, et le Palais Mohammed V reste muet sur les délais de formation du prochain attelage gouvernemental.
​Le pays retient son souffle en attendant de voir quel nouveau souffle le Général Mamadi Doumbouya compte donner à la conduite de la Transition.
La Rédaction