Justice : Ibrahima Kourouma et Mohamed V Sankhon blanchis par la CRIEF

Après une saga judiciaire de près de quatre ans, le verdict est tombé : Ibrahima Kourouma, ancien ministre de la Ville et de l’Aménagement du territoire, est désormais libre. Ce mardi 17 février 2026, la Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a prononcé l’abandon total des charges pesant contre lui et son co-accusé.

​Un revirement judiciaire spectaculaire

​Alors qu’il avait été condamné en première instance à quatre ans de prison et une amende de 3 milliards GNF, l’ex-ministre voit sa situation radicalement changer. La Chambre des appels, présidée par Francis Kova Zoumanigui, a estimé que les infractions n’étaient pas constituées, infirmant ainsi le premier jugement.

​Les points clés de la décision :

  • Relaxe pure et simple : Ibrahima Kourouma et Mohamed V Sankhon (ex-DAF du ministère) sont déclarés non coupables.
  • Restitution des biens : La Cour a ordonné que l’intégralité des biens saisis de l’ancien ministre lui soit rendue.
  • Échec de la partie civile : L’État guinéen a été débouté de l’ensemble de ses demandes de réparation.

​Rappel des faits

​Pour rappel, les deux responsables étaient sous les verrous depuis le 21 avril 2022. Ils étaient poursuivis pour « détournement de deniers publics et enrichissement illicite », des accusations portant sur des sommes colossales :

  1. 612 520 784 809 GNF
  2. 12 millions de dollars US

​Ces montants étaient liés à la gestion du ministère de la Ville entre août 2017 et le coup d’État de septembre 2021. Après 1 398 jours de détention, les deux hommes quittent finalement les bancs des accusés « renvoyés des fins de la poursuite ».