Régulation des prix en Guinée : Fatima Camara sur le terrain pour garantir la disponibilité des stocks

​Au lendemain de la signature du protocole d’accord historique plafonnant les prix des denrées de grande consommation, la ministre de l’Industrie et du Commerce, Fatima Camara, a effectué une descente sur le terrain ce mardi 17 février 2026. Entre entrepôts de stockage et unités industrielles, l’heure était au constat et à la fermeté.

​C’est une course contre la montre que mène le gouvernement guinéen pour protéger le panier de la ménagère. Accompagnée d’une délégation technique, la ministre Fatima Camara a visité plusieurs points stratégiques de la capitale : de l’entrepôt de sucre à CEPERTAM (Hamdallaye), en passant par l’usine CIAO, jusqu’aux Grands Moulins de Conakry (GMC).
​Un stock suffisant pour rassurer les ménages
​L’inquiétude sur une éventuelle pénurie a été rapidement balayée. À l’issue de sa tournée, la ministre s’est dite « plus que satisfaite » de la quantité de produits disponibles.
​ »L’objectif était de nous rassurer du stock disponible en Guinée, des stocks qui sont également acheminés vers l’intérieur du pays », a-t-elle précisé.
​Cette démarche s’inscrit dans la vision du Président de la République,  Mamadi Doumbouya, et du Premier ministre Amadou Oury, visant à réguler le marché sans étouffer les opérateurs économiques.
​Halte à la confusion : « Plafonner n’est pas augmenter »
​L’un des points forts de l’intervention de la ministre a été la clarification pédagogique sur la notion de « prix plafond ». Face aux rumeurs de hausse, Fatima Camara a été catégorique : « Il faut savoir que ces prix plafonds, ça ne veut pas dire qu’on a augmenté les prix. C’est très important que nous passons ce message, parce que depuis hier, les gens appellent qu’on a augmenté les prix. Non. Ce prix plafond interpelle les opérateurs à ne pas excéder cette barre. Ce n’est pas une invitation à augmenter les prix », a-t-elle martelé, saluant au passage le patriotisme des acteurs économiques.
Un dispositif de surveillance renforcé (Numéro Vert : 142)
​Pour éviter que cet accord ne reste qu’un vœu pieux, le ministère déploie l’artillerie lourde. La lutte contre la rétention de marchandises  une pratique spéculative tenace  est au cœur des priorités.
« La chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat, ainsi que la douane qui sont partenaires à ce protocole, vont veiller scrupuleusement au respect de ce protocole d’accord. Et on appelle tous les concitoyens à nous aider dans ce travail à travers le numéro vert qui est le 142. Lorsqu’ils observent des dysfonctionnements et le non-respect des prix, ils peuvent appeler ce numéro pour dénoncer », a-t-elle précisé.