Par une lettre circulaire publiée ce mardi 24 mars 2026, le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATAD), M. Ibrahima Kalil CONDÉ, a rappelé une règle d’or pour les prochains scrutins : on ne peut être à la fois juge et partie. Les responsables locaux souhaitant briguer un mandat électoral ont jusqu’au 27 mars pour démissionner.
La fin du cumul pour les gestionnaires locaux
À l’approche du double scrutin communal et législatif prévu pour le 24 mai 2026, le ton monte au sommet de l’État. Le message du ministre Ibrahima Kalil Condé est sans équivoque : l’exercice de fonctions au sein d’une Délégation Spéciale est strictement incompatible avec une candidature aux élections à venir.
Cette mesure, qui s’appuie sur le cadre légal et réglementaire en vigueur, vise à garantir l’équité du processus électoral et à éviter tout usage des ressources publiques à des fins de campagne.
Les conditions d’une sortie de fonction
Pour les Présidents et membres de Délégations Spéciales ayant des ambitions électorales, le chemin vers les urnes passe obligatoirement par une lettre de démission formelle. Mais le ministère y ajoute une condition de transparence majeure : le dépôt d’un rapport de gestion.
« Tout Président ou membre d’une Délégation Spéciale désireux de se porter candidat doit impérativement présenter sa démission préalable […] accompagnée de son rapport de gestion », précise la circulaire n°000186.
Une course contre la montre : J-3
Le calendrier est particulièrement serré. Les intéressés ne disposent que de 72 heures pour régulariser leur situation. La date limite est fixée au vendredi 27 mars 2026.
Passé ce délai, tout responsable n’ayant pas officiellement quitté son fauteuil se verra frapper d’inéligibilité. Le MATAD a instruit les Gouverneurs, Préfets et Sous-préfets de veiller à l’application rigoureuse de cette directive, ne laissant que peu de place à l’interprétation ou au favoritisme.
Vers un renouvellement de la classe politique locale ?
Cette décision risque de provoquer une vague de démissions en cascade dans les mairies du pays d’ici la fin de semaine. Elle marque également une étape décisive dans l’organisation de ces élections couplées, très attendues par l’opinion publique pour la stabilisation de la gouvernance locale.
Decoster Camara