Guinée : Le Président Doumbouya siffle la fin de la récréation numérique

​Face à l’escalade des tensions sur la toile, le Chef de l’État guinéen a choisi la fermeté. Ce jeudi 16 avril 2026, le Président Mamadi Doumbouya s’est adressé à la nation pour dénoncer la prolifération des discours de haine et des injures qui polluent l’espace public virtuel. Un rappel à l’ordre qui place le civisme numérique au cœur de la stabilité nationale.

​L’urgence d’un sursaut citoyen

​Le constat est sans appel : si les réseaux sociaux sont des vecteurs de modernité, ils sont devenus, en Guinée, le théâtre de dérives inquiétantes. Dans une adresse solennelle, le Chef de l’État a pointé du doigt la confusion entre liberté d’expression et licence d’insulter.

​« La liberté d’expression s’accompagne d’un devoir : celui du respect de l’autre, de la vérité et de notre cohésion nationale », a-t-il martelé, rappelant que l’anonymat de l’écran ne saurait justifier l’irresponsabilité.

 

​Les réseaux sociaux : levier de croissance ou facteur de division ?

​Pour le locataire du Palais Mohammed V, l’enjeu dépasse la simple courtoisie. Il s’agit d’une question de sécurité nationale et de développement. Le Président exhorte les acteurs du web — blogueurs, influenceurs et citoyens — à opérer un changement de paradigme :

  • Abandonner l’invective stérile et les discours clivants.
  • Privilégier la contribution constructive et le dialogue d’idées.
  • Mettre le numérique au service des projets de société et de l’unité.

​Un cap clair : Le développement dans le respect

​Le message présidentiel est limpide : la Guinée de demain ne se bâtira pas sur le chaos verbal. Le Président Doumbouya réaffirme sa vision d’une nation prospère et inclusive, où chaque internaute devient un ambassadeur de la paix sociale plutôt qu’un artisan de la discorde.

​En plaçant chaque citoyen devant ses responsabilités, le Chef de l’État prévient que l’avenir du pays dépend de notre capacité à dialoguer avec dignité. « L’avenir de la Guinée ne se construira ni dans l’invective, ni dans la division », a-t-il conclu, érigeant le respect mutuel en pilier incontournable de la transition.