La scène entrepreneuriale guinéenne s’est enrichie d’une nouvelle étoile. Ce mardi 12 mai 2026, Conakry a accueilli la finale de la première édition du Concours Universitaire de l’Entrepreneuriat de Guinée (CUEG). Portée par le média avenirguinee.org, cette compétition a vu s’affronter huit institutions d’enseignement supérieur dans une joute d’innovation sans précédent.

Au terme des délibérations, c’est Djaka Condé, représentante de l’Université Mahatma Gandhi, qui s’est hissée sur la plus haute marche du podium grâce à son projet technologique intitulé « Securi Sense ».
L’éveil des « Champions Nationaux »
L’événement a réuni un auditoire prestigieux, incluant des membres du gouvernement et le corps diplomatique, notamment l’Ambassadeur de France.
Pour Mohamed Cissé, Commissaire général du CUEG, cette initiative est le prolongement naturel de la vision « l’avenir c’est nous », visant à transformer l’étudiant en créateur de richesse.

Face au défi du chômage, il a rappelé l’urgence d’agir :
»Le constat révèle que chaque année, des milliers d’étudiants sortent de nos universités. Les plus chanceux décrochent un emploi, tandis que les autres restent malheureusement sans opportunité concrète. »

Il voit dans ce concours un levier pour soutenir les réformes étatiques :
»Le CUEG s’inscrit précisément dans cette optique de valorisation de vos réformes… Notre objectif est de révéler le talent de cette jeunesse qui doit devenir, demain, nos champions nationaux. »
Evoquant les perspectives économiques du pays, notamment le projet Simandou, il a insisté sur la nécessité d’avoir des entrepreneurs locaux « audacieux et capables d’offrir des solutions innovantes ».
Cap sur l’Innovation et l’IA
La Professeure Fanta Touré, Cheffe de cabinet au ministère de l’Enseignement Supérieur, a porté la voix de la Ministre Dr Diaka Sidibé pour saluer cette « célébration de l’audace ». Elle a réaffirmé que le développement national reposait sur la qualité de la formation :
»La réformation de notre État passe impérativement par la valorisation de notre capital humain. »
Elle a par ailleurs exhorté les étudiants à s’approprier les outils de demain :
»L’intelligence artificielle et la technologie émergente ne sont plus des options, mais des outils indispensables que nous devons vulgariser… Votre rôle, futur entrepreneur, est d’adopter cette technologie pour répondre aux réalités locales. »
Elle a également profité de cette tribune pour annoncer le « Programme de recherche à impact pour l’avenir (2026-2028) », un nouveau mécanisme de financement pour les projets scientifiques.
Un tremplin pour l’avenir
Loin d’être une simple remise de prix, le CUEG se veut un incubateur sur le long terme. Huit projets ont été scrutés par le jury, et aucun ne sera laissé pour compte. Mohamed Cissé s’est voulu rassurant sur l’accompagnement des lauréats :
»Notre engagement envers ces jeunes ne s’arrête pas à cette cérémonie. Un comité de suivi a déjà été mis en place avec pour mission spécifique d’assurer la promotion des trois meilleurs projets auprès des bailleurs de fonds et de nos partenaires stratégiques. »
Perspectives 2027 : L’organisation ambitionne déjà de nationaliser davantage l’événement en incluant, dès l’année prochaine, les universités de l’intérieur du pays, de Kindia à Nzérékoré, pour dénicher tous les talents du territoire.
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